
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a partagé les détails du premier cas humain de grippe aviaire H9N2 signalé en Europe après que des contacts étroits ont été retrouvés et ont reçu des médicaments préventifs. Le patient était un homme qui résidait au Sénégal depuis plus de six mois avant de se rendre en Italie à la mi-mars. Il s’est rendu aux urgences après être tombé malade avec de la fièvre et une toux persistante.
Des tests ont confirmé une infection par la grippe aviaire A(H9N2) – le premier cas humain de cette souche signalé en Europe. L’homme a été traité avec des médicaments antituberculeux et des antiviraux. Son état était stable et s’améliorait le 9 avril, a indiqué l’OMS. On ne pense pas que l’homme ait été directement exposé à des animaux, à la faune ou à des environnements ruraux, ni été en contact avec d’autres cas humains présentant de possibles symptômes de grippe aviaire.
Tous ses contacts en Italie ont été testés négatifs et ont reçu le médicament antiviral Tamil par mesure de précaution.
Un rapport de l’OMS déclare : « Les infections par le virus de la grippe aviaire chez l’homme peuvent provoquer des maladies allant d’une légère infection des voies respiratoires supérieures à des maladies plus graves et peuvent être mortelles.
« Des conjonctivites, des symptômes gastro-intestinaux, des encéphalites et des encéphalopathies ont également été signalées. »
La plupart des infections humaines par le H9N2 ont été signalées en Chine et sont généralement liées à une exposition à des volailles infectées ou à des environnements contaminés.
L’OMS a exhorté les gens à continuer à « éviter tout contact » avec des environnements susceptibles d’être contaminés, dans la mesure du possible.
Il ajoute : « Cette affaire ne modifie pas les recommandations actuelles de l’OMS sur les mesures de santé publique et la surveillance de la grippe.
« Le public doit éviter tout contact avec des environnements à haut risque tels que les marchés/fermes d’animaux vivants ou les surfaces susceptibles d’être contaminées par des excréments de volaille.
« Une protection respiratoire est fortement recommandée pour ceux qui manipulent des volailles vivantes ou mortes (y compris lors de l’abattage) dans des contextes professionnels ou d’élevage de basse-cour.
« Une bonne hygiène des mains, c’est-à-dire un lavage fréquent des mains ou l’utilisation d’un désinfectant pour les mains à base d’alcool, est recommandée. L’OMS ne recommande aucune mesure supplémentaire spécifique aux voyageurs. »
