La seule vision de Keir Starmer est un déclin maîtrisé – son obsession pour l'UE le prouve

Keir Starmer

La seule vision de Keir Starmer est un déclin géré (Image : Getty)

Keir Starmer, sous couvert de répondre à l’instabilité mondiale – notamment aux retombées des tensions et des critiques impliquant Donald Trump et au conflit avec l’Iran – a exposé une vision qui n’équivaut à rien de moins qu’à un déclin géré de la Grande-Bretagne en tant que puissance indépendante. Son appel à un alignement plus profond avec l’Union européenne, notamment en matière de défense, n’est pas du pragmatisme. C’est une capitulation. Il ne s’agit pas ici de coopération. La Grande-Bretagne a toujours travaillé en étroite collaboration avec ses alliés lorsque cela correspondait à son intérêt national.

Il s’agit de quelque chose de bien plus insidieux : l’absorption progressive du Royaume-Uni dans l’architecture stratégique, économique et militaire de l’UE. Starmer parle d’un « partenariat pour un monde dangereux ». Mais ce qu’il propose en réalité, c’est la dépendance. Dépendance aux chaînes d’approvisionnement européennes en matière d’énergie et de nourriture. Dépendance à l’égard de Bruxelles pour l’alignement réglementaire. Et maintenant, ce qui est le plus alarmant, c’est la dépendance à l’égard d’un nouveau cadre militaire européen. Il s’agit d’une trahison profonde des principes mêmes qui définissent la Grande-Bretagne depuis des siècles.

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Le Royaume-Uni n’a jamais été une puissance subordonnée. Nous avons été une force souveraine – façonnant les événements, sans y réagir ; diriger des alliances, sans s’y dissoudre. De l’OTAN au maintien de la paix mondiale, la force de la Grande-Bretagne est toujours venue de son indépendance de pensée et d’action.

Pourtant, Starmer semble déterminé à troquer cette indépendance contre l’illusion de sécurité au sein d’un bloc européen qui lui-même se démène pour définir son objectif.

Considérez les implications d’une intégration plus étroite de la défense. L’UE discute activement de la création d’une force permanente de 100 000 soldats et d’un conseil de sécurité européen.

Ce ne sont pas des idées abstraites : ce sont les éléments constitutifs d’une capacité militaire supranationale. Et où Starmer veut-il que la Grande-Bretagne se situe dans cette structure ? Non pas en tant que leader, non pas en tant que partenaire égal, mais en tant que participant – lié par des décisions, contraint par le consensus et, en fin de compte, responsable devant des institutions indépendantes de notre volonté.

Cela ne renforce pas la sécurité de la Grande-Bretagne. Cela le dilue. Le timing est encore plus troublant. À un moment où l’alliance transatlantique est sous tension, Starmer a choisi non pas de réparer et de renforcer nos relations avec les États-Unis, mais de s’en éloigner. La soi-disant « relation spéciale » – la pierre angulaire de la politique étrangère britannique depuis des décennies – a rarement été soumise à une telle pression.

Au lieu d’œuvrer à stabiliser cette alliance, Starmer se contente de la laisser s’effilocher, tout en cherchant refuge dans un projet européen qui n’a ni l’unité ni la capacité de le remplacer.

La dissuasion nucléaire, les capacités de renseignement et la portée mondiale de la Grande-Bretagne sont toutes profondément liées à celles des États-Unis. Mettre en péril cette relation en faveur d’un alignement plus étroit avec l’UE est non seulement imprudent, mais profondément naïf.

Convergence réglementaire. Coopération de défense. Intégration économique. Chaque étape présentée comme « pragmatique », chaque concession justifiée comme « nécessaire ». Mais pris ensemble, ils constituent une trajectoire claire : le retour dans l’orbite de Bruxelles.

Ce n’est pas pour cela que le pays a voté. Et ce n’est pas ce dont le pays a besoin. Dans un monde de plus en plus dangereux, la Grande-Bretagne n’a pas besoin de devenir plus petite, plus faible ou plus dépendante. Elle doit être confiante, agile et souveraine – capable d’agir de manière décisive dans ses propres intérêts tout en travaillant avec ses alliés en position de force.

La vision de Starmer n’offre rien de tout cela. C’est une vision d’un déclin maîtrisé, déguisé en coopération. La Grande-Bretagne mérite mieux que d’être réduite à un auxiliaire régional de l’Union européenne. Elle mérite un leadership qui croit en sa capacité à voler de ses propres ailes – et à diriger, et non à suivre, sur la scène mondiale.