Inspiré du film romantique de Marcel Carné sur les acteurs et le demi-monde dans le Paris du XIXe siècle, c’est un spectacle tout à fait enchanteur.
Alors que les noms français maladroits – Clair de Lune, Hugo Victor et Didier Dumont – sont plus Les Enfants du Parodie, on ne peut nier les compétences extraordinaires exposées.
Les enlacements chorégraphiés des deux acrobates féminines d’Aerial Luna font monter la température dès le départ.
Les Garcons Abyssinia exécutent des acrobaties époustouflantes sur des mâts chinois et des cerceaux, à travers lesquels ils plongent avec une imprudence cavalière.
Le trapéziste solo Alex Michael saute d’un trapèze à l’autre et marche la tête en bas à travers des anneaux suspendus par ses pieds au-dessus du sol.
Les Médinis de patinage tournent à toute allure sur une plate-forme circulaire pas plus grande qu’une table basse ; un quatuor de poneys pommelés miniatures trotte en formation autour du ring sous l’œil vigilant d’Amanda Sandow.
Et l’irrépressible clown Tweedy intervient entre les actes, incitant le public à sonner les cloches des vaches pour une interprétation de Singin’ in the Rain ou supplantant une marionnette Pierrot qu’il a accidentellement démembrée.
Enfin, quand Antoine César enlève son masque ainsi que sa chemise pour exécuter un ballet solo sur des sangles aériennes, on entendait une respiration peu mais lourde.
Coup de chapeau au groupe house (Quel Fromage) dont la versatilité s’étend jusqu’à Blondie et Plastic Bertrand.
Le réalisateur Cal McCrystal et la chorégraphe Kate Smyth livrent un spectacle édifiant qui n’est jamais moins que joyeux et souvent sublime.
Ne manquez pas.
