
La chute récente de l’économie du Royaume‑Uni — avec une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 0,1 % en octobre 2025 — constitue un sérieux revers pour la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, et met en lumière les défis profonds qui pèsent sur la reprise économique sous le gouvernement travailliste.
Ces chiffres, publiés par l’Office for National Statistics, montrent que l’économie britannique stagne voire fléchit, cumulant plusieurs mois sans croissance positive. Les secteurs des services et de la construction ont souffert particulièrement, tandis que le commerce de détail et la fabrication peinent à redémarrer pleinement après des perturbations telles qu’une cyberattaque qui a touché un grand constructeur automobile.
Cette situation intervient dans un contexte économique fragile : les anticipations d’investissement sont basses, la confiance des entreprises est relativement faible, et de nombreux chefs d’entreprise pointent du doigt une charge fiscale élevée et des coûts salariaux qui compressent les marges.
Pour sa part, Reeves a défendu son budget d’automne — marqué par des hausses d’impôts et des réformes fiscales visant à réduire le déficit — en affirmant qu’un ajustement des finances publiques était nécessaire pour garantir la stabilité à long terme, malgré l’impact sur la consommation et l’investissement.
Cependant, ces choix ont suscité des critiques de la part d’acteurs économiques et politiques, certains estimant que les mesures pourraient freiner encore davantage la croissance et l’emploi, au moment où le pays essaie de surmonter une période d’incertitude accrue.
