Les électeurs britanniques veulent que les tribunaux étrangers des droits de l'homme cessent d'interférer avec les lois britanniques - sondage

Un sondage exclusif a montré qu’une majorité d’électeurs qui ont une opinion pensent que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) basée à Strasbourg ne devrait plus avoir le pouvoir d’annuler les lois britanniques. L’enquête de Techne UK précède une année où la compétence de la CEDH en Grande-Bretagne va à nouveau être mise au point, Rishi Sunak s’engageant à mettre fin à la crise des migrants outre-Manche.

Selon le sondage réalisé par Techne UK pour Express.co.uk, 42 ​​% conviennent qu’il faut mettre fin aux pouvoirs de la CEDH sur les lois britanniques, tandis que 34 % sont en désaccord et 24 % disent ne pas savoir.

Cela fait suite à la fureur plus tôt cette année lorsqu’un juge anonyme a pris une décision tard dans la nuit pour interdire les vols d’expulsion vers le Rwanda de migrants illégaux qui avaient traversé la Manche dans de petits bateaux.

Le juge a en effet retardé le programme de plusieurs mois et n’a jamais été identifié par la CEDH après avoir pris sa décision en privé sans entendre aucune preuve du gouvernement britannique.

Cependant, la CEDH a déjà pris une série de décisions controversées, notamment en exigeant que le Royaume-Uni accorde le droit de vote aux prisonniers, ce qui a été ignoré par Westminster.

Ce mois-ci, Rishi Sunak a dévoilé un nouveau plan majeur pour mettre fin à la crise des migrants illégaux.

Cela comprenait un nouvel accord avec l’Albanie pour renvoyer les migrants illégaux dans ce pays, qui représentent environ 30% du nombre total traversant la Manche.

Il a également déclaré qu’il présenterait une loi l’année prochaine pour permettre aux personnes arrivant illégalement d’être expulsées immédiatement vers leur pays d’origine ou un pays sûr par lequel elles sont passées.

Et il s’est engagé à accélérer le traitement des demandes d’asile.

Cependant, le Royaume-Uni est considéré comme indulgent en matière d’asile avec 75 % des demandes acceptées contre 25 % en France.

L’enquête menée auprès de 1 624 électeurs les 21 et 22 décembre a montré que 42 % pensaient que la CEDH ne devrait pas pouvoir opposer son veto aux lois britanniques.

Le soutien le plus fort pour mettre fin à la compétence de la CEDH est venu des anciens électeurs de 2016 Leave à 52%, tandis que seulement 34% des restants ont soutenu l’idée.

L’ancien chef du Brexit Party, Nigel Farage, a fait valoir que « le Brexit ne sera pas complet » tant que la compétence du tribunal de Strasbourg ne sera pas terminée.

Jacob Rees-Mogg a allégué au Parlement que la décision prise de bloquer le projet rwandais avait été prise par un « juge russe traîné hors d’un bar tard dans la nuit ».

Il a ajouté: « Cela peut-il tenir? »