Nigel Farage salue le succès du Brexit en matière de PIB britannique alors que les pays de l'UE font pâle figure en comparaison

Nigel Farage, leader du parti Reform UK, a relancé une vive controverse dans la politique britannique en critiquant ouvertement les plans potentiels de déploiement de troupes britanniques en Ukraine après un accord de cessez-le-feu. Farage affirme que le Royaume-Uni n’a ni les effectifs ni l’équipement nécessaires pour s’engager dans une mission qui n’a pas de date de fin, qualifiant ainsi l’armée britannique de « sous-dimensionnée » face à une telle opération.

Interrogé sur Times Radio, Farage a expliqué qu’il voterait contre toute initiative qui verrait les soldats britanniques mis « sur le terrain » en Ukraine, estimant que le Royaume-Uni pourrait être isolé avec la France, sans soutien significatif d’autres pays européens. Il a suggéré qu’un engagement militaire ne serait envisageable que dans le cadre d’une coalition plus large permettant une rotation des troupes.

Cette prise de position intervient dans le contexte d’un accord signé à Paris entre le Premier ministre Sir Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron, prévoyant une contribution britannique à une force de maintien de la paix en Ukraine une fois un cessez-le-feu conclu. Starmer a insisté sur le fait que tout déploiement ferait l’objet d’un vote au Parlement et serait conforme à la planification militaire.

Mais les critiques contre Farage fusent. Des responsables gouvernementaux et des députés de l’opposition l’ont accusé de reprendre des rhétoriques alignées sur celles du Kremlin, et de saper l’unité occidentale face à la menace russe. Certains estiment que ses commentaires pourraient donner de l’eau au moulin des critiques qui voient dans l’opposition à un soutien robuste à l’Ukraine une forme de faiblesse stratégique.