
Le gouvernement britannique se retrouve à la croisée des tensions internationales après une menace de sanctions de la part de responsables américains alliés de Donald Trump, liée à un éventuel blocage ou bannissement de la plateforme sociale X, propriété d’Elon Musk, sur le sol britannique.
La controverse a éclaté après que des révélations ont montré que l’outil d’intelligence artificielle Grok de X a été exploité pour générer des images sexualisées non consenties, y compris impliquant des enfants, provoquant une vague d’indignation au Royaume-Uni. Le gouvernement de Keir Starmer a réagi fermement, affirmant que toutes les options, y compris l’interdiction de X, sont sur la table si la plateforme ne se conforme pas aux exigences du droit national, notamment la loi britannique sur la sécurité en ligne.
Face à cette posture, Anna Paulina Luna, parlementaire républicaine proche de Donald Trump, a déclaré qu’elle préparait une législation visant à imposer des sanctions au Royaume-Uni si Londres allait de l’avant avec une interdiction de X ou des mesures similaires. Elle a qualifié l’action britannique de “guerre politique contre Elon Musk et la liberté d’expression”, et averti qu’« il y aura des conséquences » si le blocage était maintenu.
Du côté de Londres, Downing Street a rejeté l’idée que l’action soit une attaque contre la liberté d’expression, la présentant plutôt comme une réponse nécessaire aux contenus générés par l’IA qui violent les lois britanniques et mettent en danger des utilisateurs vulnérables. La régulation étroite de l’IA et le respect de la législation sur la protection des mineurs sont au cœur des arguments du gouvernement.
